Carrière et vie professionnelle

À quoi servent les soft skills ?

Par Débora Escoffier , le 19 décembre 2021 , mis à jour le 20 décembre 2021 - 6 minutes de lecture
hard skills

Entre compétences dures (hard skills) et compétences douces (soft skills), les traductions ne nous apportent que peu d’indications sur le sens profond de ces termes. Pourtant il est important de savoir ce qu’un recruteur recherche chez un candidat. Hard skills et soft skills désignent ni plus ni moins que différents types de compétences, certaines comptent-elles plus que d’autres aux yeux des employeurs ?

Quelle est la différence entre soft skill et hard skill ?

Afin de trier les profils des candidats, chaque recruteur a une grille bien définie. Certains postes requièrent plus de compétences techniques que d’autres. Ces compétences apprises lors des études et formations forment le noyau dur d’un CV et d’un profil de candidat, il s’agit des hard skills.

Ces compétences techniques peuvent être facilement vérifiées par le biais des diplômes, qualifications et certifications. Il s’agit donc de compétences acquises par la formation et validées par l’expérience.

Les soft skills regroupent des critères plus difficilement mesurables et quantifiables. Voici quelques exemples de soft skills :

  • la capacité à travailler en équipe,
  • adaptabilité,
  • l’intelligence relationnelle et émotionnelle,
  • l’esprit critique,
  • la créativité, etc.

Chaque société peut cibler des soft skills particuliers en fonction de ses besoins. Vous devez donc les intégrer à votre CV afin de donner un peu de caractère à votre profil mais aussi pour vous démarquer.

études et formations

Comment déterminer vos soft skills ?

Bien évidemment, il est déconseillé de mentir sur ses compétences. Cependant, elles sont difficilement identifiables, demandez donc l’avis de vos proches ou employeurs précédents afin de déterminer quels sont vos soft skills.

Plus que des traits de personnalité, ces compétences se travaillent aussi et doivent être mises en valeur. Mettez en avant vos compétences principales (formations, études, expérience, etc.) sur votre CV, puis réservez une partie pour ces compétences complémentaires.

Vous pouvez par exemple intégrer les soft skills à votre curriculum vitae en les plaçant sur le côté un peu en retrait par rapport aux hard skills. Ces compétences permettent aux recruteurs de trancher entre deux profils similaires.

Dans certains secteurs où la concurrence est rude, ce sont les soft skills qui font vraiment la différence entre deux profils.

Vous pouvez aussi vous adresser à des cabinets de recrutement qui vous permettront de mieux déterminer ces compétences transversales. Certains tests ont été développé justement pour mieux cibler les profils.

Entreprise : de quels soft skills avez-vous besoin ?

C’est une question que toute société devrait considérer. Un bon management doit prendre en compte les soft skills des différents membres d’une équipe, encore faut-il les connaître… Si ceux-ci ne sont pas forcément présents sur les CV, ils peuvent être déterminés en interne.

Connaître les compétences transversales de chaque collaborateur, permet notamment :

  • d’optimiser la prise de poste,
  • de faciliter l’intégration d’un nouveau membre,
  • de gagner en efficacité et performance en confiant certains tâches aux profils les plus adaptés,
  • de maintenir un bon esprit d’équipe et une une bonne ambiance générale.

Le métier de manager requiert par exemple de nombreuses compétences transversales qu’il est important d’entretenir et de faire évoluer.

Des formations existent afin de mettre à profit des compétences communicationnelles par exemple. L’avantage c’est que de plus en plus d’organismes proposent un certificat de fin de formation qui permet de « professionnaliser » ces soft skills.

A titre d’exemple, de nombreuses entreprises ciblent les soft skills suivantes : la confiance, la gestion du stress, l’esprit d’entreprendre, la motivation…

soft skills

Que penser du MBTI et des profils de personnalité ?

Le MBTI est utilisé en entreprise afin de mieux évaluer le profil d’un candidat ou collaborateur. Cela permet à la fois de lui offrir un poste adapté et non de le faire rentrer dans une case de force mais aussi de lui offrir de meilleures conditions de travail.

Connaître son profil de personnalité serait donc un critère pour entretenir le bien-être au travail. Ces profils de personnalité reposent sur des dominantes psychologiques et non des hard skills. Notons tout de même que certaines de ces compétences transversales sont essentielles pour obtenir des compétences techniques.

Des instituts proposent donc de déterminer les profils de personnalités de votre équipe afin de vous offrir tous les outils pour optimiser votre management.

Hard et soft skill : faut-il miser sur les compétences ou les qualités ?

S’il n’y a pas de recette miracle pour un poste donné, quelles sont les conditions du succès ? Difficile de savoir exactement ce qu’attend un recruteur, difficile également de prévoir le comportement de tel ou tel candidat. Mais est-ce vraiment le but ?

Si l’on attribue un rôle trop défini à un profil celui-ci pourra difficilement évoluer et apporter quelque chose de significatif à l’entreprise.

En revanche, si vous prenez en compte ces compétences transversales et que vous adaptez votre stratégie managériale vous aurez toutes les clés en main pour trouver le bon équilibre au sein d’une équipe. Le maître mot est donc l’adaptation, d’ailleurs on recrute des personnes et non des profils.

À l’inverse, si vous connaissez vos forces et faiblesses, vous pourrez postuler aux offres qui vous conviennent le mieux et approfondir les points qui doivent être travaillés. Encore une fois, des stages existent, rien n’est gravé dans la pierre et votre profil peut tout à fait évoluer.

Soft skills et mad skills : l’importance de la singularité

Les loisirs et aptitudes forment les mad skills d’un profil. Ces données sont souvent délaissées par les candidat, elle sont pourtant prises en compte par les entreprises.

Quel recruteur, dirigeant ou collaborateur souhaiterait n’avoir affaire qu’à un seul type de profil ? Le monde du travail bouge, les personnes restent de moins en moins bloquées dans un secteur et n’hésitent pas à se former et à se reconvertir s’il le faut.

De moins en moins de personnes font carrière toute une vie dans un seul et même secteur. Les lignes bougent assez facilement et les métiers ne sont plus ceux d’une vie.

L’entreprise doit donc aussi évoluer avec son temps et offrir la possibilité à ses collaborateurs d’évoluer si elle ne veut pas perdre ses meilleurs éléments. Car c’est bien la combinaison des hard skills et des soft skills qui font l’expérience dans un secteur.

Si ce sont les hard skills qui permettent d’avoir un poste, les soft skills permettent souvent de le garder et d’évoluer. Les prendre en compte c’est mettre à profit le potentiel du travail collectif.

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Débora Escoffier

Débora a fondé son propre cabinet de recrutement après une belle carrière en tant que chasseur de tête. Elle apporte son expertise dans de nombreux secteurs professionnels et connaît les exigences du marché.